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Iphigénie en Tauride

Christoph Willibald Gluck

La condition humaine au travers du filtre de la tragédie lyrique : le chef-d’œuvre de Gluck où il renonce à tout apparat pour exposer la chair du drame à vif.

Iphigénie en Tauride © Robert Kusel
Gaëlle Arquez - DR - Stéphane Degout © Julien Benhamou
Thomas Hengelbrock © GunterGlucklich - Robert Carsen - DR
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Distribution

Thomas Hengelbrock direction
Robert Carsen mise en scène et lumières
Philippe Giraudeau chorégraphie
Tobias Hoheisel décors et costumes
Robert Carsen, Peter van Praet lumières

Gaëlle Arquez Iphigénie
Stéphane Degout Oreste
Paolo Fanale Pylade
Alexandre Duhamel Thoas
Catherine Trottmann Diane

Balthasar-Neumann-Chor-und-Ensemble

  Jeudi 13 juin 2019 à 18h30
Rencontre avec l’équipe artistique

Durée de l’ouvrage 1h45 environ
Opéra chanté en français, surtitré en français et en anglais

« Je ne sais si c’est du chant, mais peut-être est-ce beaucoup mieux ». C’est en ces termes que le diplomate et homme de lettres Friedrich Melchior Grimm relata dans sa Correspondance littéraire la soirée de première d’Iphigénie en Tauride à l’Académie Royale de Musique au printemps 1779. Comment ne pas lui donner raison tant l’ultime triomphe parisien de Gluck illustre de façon magistrale l’aboutissement de sa réforme de l’opera seria et offre une page sublime où le musicien renonce à tout apparat pour exposer la chair à vif du drame. Au-delà du choix d’une action dramatique resserrée et d’une caractérisation quasi « vériste » des passions et conflits, Gluck invente une alliance nouvelle entre le texte et la musique en donnant un rôle essentiel à l’orchestre dans la trame dramaturgique.

La particularité vocale propre à la tragédie lyrique est qu’elle requiert une parfaite maîtrise de l’art de la prosodie et de la déclamation, ce dont ne devraient manquer ni la jeune mezzo Gaëlle Arquez, l’une des plus intéressantes et courtisées chanteuses du moment, ni l’élégant Stéphane Degout dont le sens de l’interprétation force l’admiration. A leurs côtés, les jeunes et déjà solides talents que sont Paolo Fanale, Alexandre Duhamel et Catherine Trottmann, sans oublier les forces du Balthasar-Neumann-Chor, royales dans ce répertoire. Quant au metteur en scène canadien Robert Carsen, il connaît son Gluck sur le bout des doigts. Enfin en fosse, une nouvelle présence avenue Montaigne en la personne du chef allemand Thomas Hengelbrock dont le goût pour la variété des paysages sonores et colorés devrait ici faire merveille et ainsi conclure d’une bien belle façon la saison lyrique du Théâtre.

Production Lyric Opera of Chicago, San Francisco Opera, Royal Opera House
Reprise de la production : Théâtre des Champs-Elysées
La production originale a été rendue possible grâce à la générosité du National Endowment for the Arts et de la Fondation Mazza

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